Je joue sur un piano
 Qui garde en tête
 Tous les prestissimos
 De nos jours de fête

 Pour y briser mes mains
 Qui se souviennent de toi
 Et pour jeter par la fenêtre
 Mes mélodies qui ne servent plus à rien.

 Je chante des chansons
 Qui gardent en tête
 Le vin que nous buvions
 Les soirs de fête

 Pour briser mes refrains
 Qui ne parlent que de toi
 Et pour sortir dedans ma tête
 Les Julien Clereries que l'on aimait bien.

 C'est idiot peut-être
 Mais ça me fait du bien,
 Même si, peut-être,
 Ça ne sert à rien.