N'aie pas peur de la nuit qui s'enferme sur toi Le soleil est plus jaune et il te veut du bien La chaleur nous dispense de la rigueur du froid Belle façon de s'aimer dans le cœur de chacun J'en ai vu des problèmes à régler dans le noir Qui nous rongent en silence, nous espacent de l'espoir Mais la vie se présente comme une reine de chaleur Ce qui fait battre le cœur n'a ni date ni heure Ce qui fait battre le cœur n'a ni date ni heure En chacun, il y a la peur de tout perdre Effrayant, on s'accroche sur des bouts, des rayons de néant Tout ça cède et ça tombe et le cœur continue Comme le monde, les abeilles, les boulons, les figures Si nos mères et nos pères ont notre vie dans les mains Dans nos mains, il y a la mort de nos pères, de nos mères Faut grandir, nous ont dit les panneaux du chemin Le destin nous enseigne des leçons de lumière Le destin nous enseigne des leçons de lumière Dans nos âmes, il y a du bon, même chez les gros bâtards Faut montrer ce qui est beau dans le plus beau des hasards Trouver petite aiguille dans le plus grand des bazars Ce qui enseigne, c'est le cours, pas la fin de l'histoire J'ai perdu dans l'eau claire l'innocence de l'enfance J'ai trouvé dans l'alcool les volutes du démon J'ai mordu sans réserve dans le baril d'essence Et les dés sont jetés comme on se jette à l'eau Et les dés sont jetés comme on se jette à l'eau C'était beau, c'était bien, c'est foutu, c'est ballot Chacun cherche une issue, du bonheur en halo Croquer le monde, c'est bien beau, toutes les dents au galop Ça partage les miettes du gâteau des salauds, des cornets Du malheur pour les gens qui ont faim Des trophées plus abstraits pour les gens qui ne l'ont plus Les gens vont dans la rue, c'est peut-être qu'ils ont raison Qui peut dire qui a tort ? Faut chauffer la maison Qui peut dire qui a tort ? Faut chauffer la maison C'est bon de résister au devoir d'exister Donner des sentiments, c'est attendre en retour C'est comme un conte de fées qu'on fait en plein éveil À quoi bon triompher alors qu'on va mourir ? L'destin est un chemin qu'on se doit de parcourir Je me suis perdu dans la fin d'un souvenir J'ai bu tellement de temps que je ne sais plus dormir C'est aussi simple que ça, sur le plancher des vaches C'est aussi simple que ça, sur le plancher des vaches C'est comme une lettre d'adieu que j'écris tous les jours La vie est un cadeau, qu'en est-il de l'amour ? Brûler les directions, courir les yeux fermés Élargir l'horizon, boucler à double tour Et si je dois partir car il faut bien une fin Je m'en irai poussière, heureux, pas condamné Et pour la dernière fois, bien regarder au loin Saisir et dire adieu à six milliards d'années Saisir et dire adieu à six milliards d'années (Saisir et dire adieu à six milliards d'années) (Saisir et dire adieu à six milliards d'années) (Saisir et dire adieu à six milliards d'années)