Je pense aux miens partis vers les terres D'où l'on ne revient pas, happés par le néant Voguant sans but dans les terres au côté des âmes Triste sentiment, au loin j'entends toujours vos éclats de rire Déchirant les silences, déchirant les silences Déchirant les silences Une douleur lancinante perçue au niveau du ventre Fait écho à la noirceur des pensées qui me persécutent Depuis presque 10 ans, la nostalgie perdure Puissant comme au premier jour Je repense à tous ces moments perdus Hey... Hey... Hey... Hey... Question, question, question sans réponse Que reste-t-il de l'esprit quand l'existence s'estompe ? Quand je m'enfoncerai dans les abysses... Que restera-t-il de l'âme qui m'habite ? Question, question, question sans réponse Que reste-t-il de l'esprit quand l'existence s'estompe ? Quand je m'enfoncerai dans les abysses... Que restera-t-il de l'âme qui m'habite ? Question, question, question sans réponse Que reste-t-il de l'esprit... Je suis parti par un matin de soleil, le sommeil lourd Les deux paupières se fermant sur les volets Plus besoin de mes paumes pour reposer mes joues Je vous laisse avoir le gris de satin sur les sommets Avant de marcher sur les mollets Avant qu'on m'oublie, qu'on ouvre la boite Avant qu'on mélange mes cendres et le pollen Un doigt de pied sur les deux rives J'avais les yeux rivés sur le pendule J'ai fais mes valises mais je n'ai rien gardé Maintenant je peux dormir sans rancune J'avais le temps d'une virée sur terre Je vais rejoindre les lambes, rejoindre mes ancêtres Et l'ennui, le silence est sans bruit rejoindre le vent M'endormir pour 100 nuits Question, question, question sans réponse Que reste-t-il de l'esprit quand l'existence s'estompe ? Quand je m'enfoncerai dans les abysses... Que restera-t-il de l'âme qui m'habite ? Question, question, question sans réponse Que reste-t-il de l'esprit quand l'existence s'estompe ? Quand je m'enfoncerai dans les abysses... Que restera-t-il de l'âme qui m'habite ?