La pluie, toujours la pluie L'ennui, toujours l'ennui Et ce jour qui se traîne et se traîne sans fin De semaine en semaine, de matin en matin Et ce jour qui revienne avec le premier train Où j'attends que tu viennes, où je t'attends sans fin La pluie, toujours la pluie L'ennui, toujours l'ennui Et ces rues de l'automne, plus désertes que tout Sans un bruit, sans personne, où je repense à nous À nous seuls dans ces rues, nous seuls dans le brouillard Comme deux inconnus sur le quai d'une gare La pluie, toujours la pluie L'ennui, toujours l'ennui Et ces heures qui passent et qui passent toujours Sans savoir que se glace un peu de notre amour Notre amour qui chavire lorsque tu n'es pas là Notre amour qui s'étire quand tu ne reviens pas La pluie, toujours la pluie L'ennui, toujours l'ennui Car l'ennui ou la pluie, c'est du pareil au même Ils s'accrochent à la vie quand se meurent les « je t'aime » Et je t'aime aujourd'hui, et toi, tu n'en sais rien Et je t'aime aujourd'hui, et toi, tu t'en fous bien La pluie, toujours la pluie L'ennui, toujours l'ennui