C'est le jour où le petit que t'as quette-ra revient pour se venger T'canner, le jour où t'as compris que ton daron trompe ta daronne depuis des années Le jour où tu t'endormiras sans jamais te réveiller Le jour où ils t'ont dit que t'es déféré Le jour où t'as pété le classe S avec le seille-o de la cess Le jour d'après le 3esses t'as fait défaire tes lacets Le jour où ils ont succombé de leur propre feu Mutilé leurs propres yeux, crucifié leur propre Dieu Le jour où t'as connu la valeur d'une balle son coût La chaleur du brasier, les fleurs du mal Le yin et le yang sont en couple Le diable est rassasié Y a pas que la parole qu'on m'coupe Le jour où mon casier a pris du poids Le monde m'écoute Le jour où la rolex m'a touché le poignet J'ai compris que j'suis pas né pour être payé 12 fois dans l'année Damné par des combats vide de sens Des gros calibres, le sang Ce jour ressemble étroitement à l'apocalypse de Jean Le jour où j'ai compris que c'est à la fin du bal qu'on paye les guitaristes J'suis un paradoxe, un Sankara antimilitariste Le jour où la mort a failli me connaître Où l'sort a pris mon père, je rêve d'égorger une comète, ressusciter mon frère RIP Resval, RIP Medhi, RIP Nipsey Ils font que d'kouma, mais ils vont rien faire, c'est que des bitches C'est que des snitchs Ouais gros, c'est que des [?] Si tu brilles, ils vont dire à tout le monde qu'il t'ont prêté du ffeu-bi en 2018 Que la miff comme les deux frères Plus Sully que Dushane Que la miff comme les deux frères Moi, j'suis plus Sully que Dushane Des halls vides, des taules pleines De l'eau de vie, des chrysanthèmes C'est pas un vaudeville, j'rappe je braque l'antenne Pour mes chroniques de l'autre rive Une musique pas faite pour une centaine Mais pour des millions de vies C'est comme la loterie, notre trajet sur terre Un tir, un deux roues motrices, un type allongé sous terre D'un gang qu'a beaucoup souffert, on vole des ailes quitte à plonger On prend le risque de tout perdre Quitte à longer les sentiers de la perdition J'suis noir j'sais conjuguer le verbe croire dis le au fantôme d'Ardisson Ils vont faire quoi à part raquer l'addition On va marier l'acier la poudre envoyer le faire-part Du sang sur les partitions Des couronnes sur les chrysalides Depuis que c'est plus la rue qui valide C'est nous contre tout le reste Comme un dialogue de sourd entre un penis et Caroline Fourest Le cauchemar des lepenistes J'rallume le bucher, j'gratte des vers tranchants sur l'iPhone sans feuille de boucher L'amour est mort, Cupidon tiens, une flèche L'industrie paye le démon en chair fraîche C'est le jour d'après J'rappe les larmes que j'ai pas pleuré, j'dois faire au mieux La colère c'est le refuge des gens malheureux A ma table y a les best bitches t'as peur J'fais apparaître l'oseille comme un prestidigitateur Quatre heures du sbah j'éteins l'abat jour Y a beaucoup de passion, mais y a pas d'amour Débordement comme Vini sur le tec' Des années pour gagner le respect, une minute pour le perdre Quelques larmes se distillent après Gorée Mais on va se venger, en commençant par la distrib améliorée Tes amis sont nulle part, les abysses sont partout Le trafic les cartouches, le hazi le 7anout Question rhétorique, réponse laconique J'me dis qu'il y a pire que moi, comme les drogués font avec les alcooliques Des crimes déjà commis, j'prie pour chaque homie Verre de Jack Honey dingue comme Shaq O'Neil, ou ja konet C'est la loi du plus fort, y a ni égalité ni parité Même le gyro du SAMU peut te faire paniquer Beaucoup d'ennemis et j'ai oublié de trier T'as mis le kevlar mais t'as oublié de prier RIP Resval, RIP Medhi, RIP Nipsey Ils font que d'kouma, mais ils vont rien faire, c'est que des bitches C'est que des [?] Ouais gros, c'est que des snitchs Si tu brilles, ils vont dire à tout le monde qu'il t'ont prêté du ffe-bi en 2018