C'est l'heure, j'suis prêt, des jours que j'y pense Pourtant je sais, qu'il faudra qu'je cogite Mais j'y pense Tout en m'disant, d'pas y penser C'est l'heure d'aller t'retrouver D'aller t'retrouver, faut aller t'retrouver Se forcer à pas être en avance Puiser dans ma sérénité Alors que tout s'active ici Mes muscles, mes sens, mes sentiments Tu sais pas comme c'est difficile De faire un peu l'indifférent J'suis indifférent à rien quand il s'agit de toi J'prends des nouvelles auprès d'ceux qui t'connaissent Quand tu crois qu'je sais pas, parfois j'sais déjà J'fais comme si j'savais pas pour pas qu'ça t'blesse J'suis solide, et je sais jouer le calme puisque c'est ça que tu veux Toi tu veux qu'on évite les drames Que j'range mes états d'âmes et que j't'écoute un peu J'suis solide, et je sais jouer comme toi À la femme digne et prête comme toi Mais quand tu souriras, je décrocherais Parce que tu souris trop bien tu sais Et si ça s'passe bien, j'en ai pour des heures de plaisir Puis j'en ai pour des jours de désir Puis j'en ai pour des semaines de manque Et si ça s'passe mal, j'en ai pour des jours de souffrance J'en ai pour des semaines de distance Puis j'en ai pour des années d'absence Allez tant pis, j'me lance, vas-y Assez de jouer de toute façon Tu vas m'griller au premier son Ou même peut-être avant Rien qu'en m'voyant Autant te dire que j'suis heureux Parce que c'est vrai De te voir, de te retrouver De t'entendre me raconter Des nouvelles de gens qui ont tant compté J'vais couloir que ça dure mais après Qui va m'répondre quand j'vais appeler J'vais épuiser tous mes alliés Si j'leur dis qu'pour moi c'est pas terminé Ils vont m'tuer alors qu'c'est eux qui m'ont soutenu Qui ont sauvé ce corps perdu Qui m'ont appris à t'effacer On peut jamais t'effacer J'préfères peu être un peu de toi, mais pas tout Si c'est que t'offres pourquoi pas Un peu de toi pour faire du nous Ranger mes états d'âmes dans un trou Et si ça s'passe bien, j'en ai pour des heures de plaisir Puis j'en ai pour des jours de désir Puis j'en ai pour des semaines de manque Et si ça s'passe mal, j'en ai pour des jours de souffrance J'en ai pour des semaines de distance Puis j'en ai pour des années, pour des années, pour des années...